Le Rez-de-chausseur, c’est quoi ?

La qualité de vie d’un quartier se mesure à l’aune de la vitalité de ses pieds d’immeubles. Mais cette dernière semble aujourd’hui en danger. Dans les grandes agglomérations, les supérettes prolifèrent et avec elle, une forme de standardisation du paysage urbain. À l’inverse, dans les opérations neuves, pied d’immeuble rime trop souvent avec parpaings. Dans les villes moyennes comme dans les quartiers prioritaires, enfin, plane le spectre de la vacance. La ville contemporaine serait-elle un géant aux pieds d’argile ?

Pourtant, les initiatives pour animer les rez-de-chaussée ne manquent pas, alors que les institutions commencent, elles aussi, à prendre la mesure du sujet. Elles dessinent, chacune à leur manière, une problématique globale : celle du rez-de-chaussée comme « bien commun » urbain. 

En 2017, le Sens de la Ville lance le Rez-de-chausseur, saison 1 : une démarche de R&D visant à dresser un état des lieux des initiatives existantes, identifier d’éventuels dispositifs manquants et esquisser des partenariats pour une saison 2 qui sera, elle, une phase d’expérimentation. Elle est également un appel à destination des habitants, opérateurs, collectivités, structures d’aménagement ou investisseurs privés, invités à s’emparer d’un sujet plus que jamais d’actualité pour des villes à échelle humaine (J. Gehl).

Démarche en open source, le Rez-de-chausseur se raconte dans ce blog d’actualité, qui propose également des “portraits” de rez-de-chaussée remarquables.

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Balade en rez-de-chaussée (1) – À Bonneuil-sur-Marne, une nouvelle dynamique commerciale pour le quartier République

Le Sens de la Ville a missionné cinq étudiants du Cycle d’urbanisme de l’Ecole Urbaine de Sciences Po Paris pour cartographier les acteurs de la fabrique urbaine des rez-de-chaussée et en explorer les enjeux émergents. À travers la série “Balades en rez-de-chaussée”, ils partagent leurs explorations des pieds d’immeubles métropolitains.

Une galerie commerciale vieillissante, une fréquentation en baisse, un sentiment d’insécurité : tous les ingrédients étaient réunis pour envisager la fermeture des commerces de proximité du quartier de la République, à Bonneuil-sur-Marne (94). Heureusement, il n’en est rien. Les commerçants ont décidé de se battre, ensemble. Ils ont réussi à alerter la puissance publique sur la nécessité de requalifier leur polarité commerciale vieillissante dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine.

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222 villes vont bénéficier du Plan national « Action coeur de ville »

Plus de 5 milliards d’euros mobilisés sur 5 ans pour la revitalisation des centres-villes de villes moyennes, a annoncé le ministre de la Cohésion des territoires le 27 mars 2018. Des moyens bienvenus dans le contexte que l’on connaît d’une progression de la vacance à l’échelle nationale… qui devront s’appuyer sur une volonté politique de faire face, localement, à la concurrence de la grande distribution en périphérie. Pour s’en rappeler, relisons cet article publié par Libération fin 2017 sur la vacance commerciale à Montélimar, l’une des 222 villes sélectionnées pour participer au plan national “Action coeur de ville”…

Le déclin des agences bancaires en centre-ville : un enjeu insoupçonné

Illustration : Jérémie Rigaudeau, Absurdographie, oeuvre d’art réalisée dans le cadre du Voyage à Nantes, représentant une pie voleuse perchée sur la fenêtre d’une agence bancaire

Nous relayons ici un article de Pierre Pontecaille, urbaniste, sur la disparition des agences bancaires centre-ville. Un sujet d’actualité, alors que la Banque Populaire et la Caisse d’Épargne (groupe BPCE) prévoient 400 fermetures dans les deux prochaines années, et que la Société Générale vient d’annoncer la réduction de 20% de son réseau d’agences sur la même période, soit 1800 établissements…

Ces évolutions soulèvent, plus largement, la question de la « bonne » programmation à rez-de-chaussée : une banque peut en effet être perçue à la fois comme un programme très standard et peu porteur en matière d’animation urbaine… et comme un équipement essentiel pour l’accès aux liquidités et le lien social ! 

Les acteurs bancaires privilégient uniquement les implantations au sein de territoires attractifs afin de favoriser les activités bancaires à haute valeur ajoutée. Entrainant des impacts multiples, la fermeture d’une agence accentue les dynamiques territoriales en présence, et peut tant fonctionner comme un événement catastrophique qu’un levier de développement urbain.

Pour lire l’intégralité de l’article, c’est par ici : https://www.linkedin.com/pulse/la-vacance-des-agences-bancaires-de-centre-ville-du-pontecaille

Les petits commerces en Irlande, des rez-de-chaussée résilients ?

En Irlande, le petit commerce a façonné la ville à rez-de-chaussée. Un paysage de vitrines et d’enseignes qui continue de s’offrir au regard du passant malgré la disparition des commerces sous la concurrence des centres commerciaux. Un écho outre-Manche de la situation des centres-villes de taille moyenne en France…

Un reportage photographique du Guardian explore cette histoire singulière.

À New York aussi, la disparition des petits commerces inquiète

Des petits commerces remplacés par des enseignes, des pieds d’immeuble qui restent vacants faute d’occupants à même de dégager la marge attendue par les investisseurs : à New York aussi, la problématique des rez-de-chaussée est un sujet brûlant qui interroge l’action des pouvoirs publics.

En témoigne cet article au titre éloquent “The (Business) Rent Is Too Damn High” et le blog “Vanishing New York” qui tient la chronique de la disparition du petit commerce des quartiers les plus prisés de la capitale américaine.

Toulon : de la rue Pierre Sémard à la Rue des Arts, un montage public-privé pour faire le pari de la reconquête des rez-de-chaussée

Mai 2017 : la « Rue des Arts » est inaugurée, et de mémoire de toulonnais, on n’avait pas connu une telle affluence dans le centre ancien depuis bien longtemps ! L’histoire commence au début des années 90, à la mise en œuvre par la collectivité, via la SEM V.A.D. (Var Aménagement Développement), d’une stratégie de maîtrise foncière des immeubles de la Rue Pierre Sémard au travers de préemptions systématiques sans projet précis à l’horizon.
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Une alliance inédite entre startup, commerçants, citoyens, et acteurs publics pour les rez-de-chaussée parisiens

Demain la Ville est parti à la rencontre de Nadia Tiourtite et Xavier Moisant, co-fondateurs de Cmarue, développeur d’une plateforme permettant de recueillir les attentes des habitants pour la commercialisation des pieds d’immeuble de leur quartier.

L’initiative est expérimentée dans le 19ème arrondissement avec l’aide des bailleurs, de la SEMAEST et de la ville de Paris. Quand les rez-de-chaussée deviennent l’objet d’une alliance inédite entre une startup, des commerçants, citoyens, et acteurs publics… et interrogent la place des datas les méthodes de programmation de la ville.

Affaire à suivre…

Les 10e et 18e arrondissements de Paris montrent de l’intérêt pour Cmarue. Dans notre plan de test, nous avons deux cibles à venir : les nouveaux quartiers sortis de terre, où la vie riveraine peut être co-construite en amont, et les centres-villes de villes moyennes, qui souffrent le plus de la désertification des commerces.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur Demain la Ville.

 

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