Décroissance urbaine et initiatives citoyennes en rez-de-chaussée

A Saint-Etienne, en analysant un projet de redynamisation de rez-de-chaussée vacants par l’association locale Rues du Développement Durable, les chercheuses Christelle Morel Journel et Valérie Sala Pala questionnent le concept de « droit à la ville » dans un contexte de décroissance urbaine. A lire, ici.

” Les acteurs impliqués dans les expérimentations en cours (…) rencontrés à Saint-Étienne soulignent ainsi les opportunités qu’offre le contexte de décroissance pour le déploiement de leurs initiatives : la disponibilité de nombreux espaces et leur facilité d’accès économique pour des activités associatives ou artistiques ; un relatif brassage social, ethnique et culturel ; l’attention des pouvoirs publics, limités dans leurs moyens d’agir par la faiblesse des ressources fiscales, et le soutien d’acteurs privés engagés depuis longtemps dans le renouvellement urbain ; l’existence d’interstices faisant l’objet d’un faible contrôle et donc susceptibles d’être investis comme un « terrain de jeu ». Ils évoquent enfin l’« authenticité » et l’« état d’esprit » d’une ville postindustrielle échappant en partie à leurs yeux à la normalisation marchande et accordent une haute valeur symbolique aux traces urbaines héritées de l’histoire ouvrière (Rautenberg et Védrine 2017).” 

 

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Balade en rez-de-chaussée (1) – À Bonneuil-sur-Marne, une nouvelle dynamique commerciale pour le quartier République

Le Sens de la Ville a missionné cinq étudiants du Cycle d’urbanisme de l’Ecole Urbaine de Sciences Po Paris pour cartographier les acteurs de la fabrique urbaine des rez-de-chaussée et en explorer les enjeux émergents. À travers la série “Balades en rez-de-chaussée”, ils partagent leurs explorations des pieds d’immeubles métropolitains.

Une galerie commerciale vieillissante, une fréquentation en baisse, un sentiment d’insécurité : tous les ingrédients étaient réunis pour envisager la fermeture des commerces de proximité du quartier de la République, à Bonneuil-sur-Marne (94). Heureusement, il n’en est rien. Les commerçants ont décidé de se battre, ensemble. Ils ont réussi à alerter la puissance publique sur la nécessité de requalifier leur polarité commerciale vieillissante dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine.

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Le déclin des agences bancaires en centre-ville : un enjeu insoupçonné

Illustration : Jérémie Rigaudeau, Absurdographie, oeuvre d’art réalisée dans le cadre du Voyage à Nantes, représentant une pie voleuse perchée sur la fenêtre d’une agence bancaire

Nous relayons ici un article de Pierre Pontecaille, urbaniste, sur la disparition des agences bancaires centre-ville. Un sujet d’actualité, alors que la Banque Populaire et la Caisse d’Épargne (groupe BPCE) prévoient 400 fermetures dans les deux prochaines années, et que la Société Générale vient d’annoncer la réduction de 20% de son réseau d’agences sur la même période, soit 1800 établissements…

Ces évolutions soulèvent, plus largement, la question de la « bonne » programmation à rez-de-chaussée : une banque peut en effet être perçue à la fois comme un programme très standard et peu porteur en matière d’animation urbaine… et comme un équipement essentiel pour l’accès aux liquidités et le lien social ! 

Les acteurs bancaires privilégient uniquement les implantations au sein de territoires attractifs afin de favoriser les activités bancaires à haute valeur ajoutée. Entrainant des impacts multiples, la fermeture d’une agence accentue les dynamiques territoriales en présence, et peut tant fonctionner comme un événement catastrophique qu’un levier de développement urbain.

Pour lire l’intégralité de l’article, c’est par ici : https://www.linkedin.com/pulse/la-vacance-des-agences-bancaires-de-centre-ville-du-pontecaille

Toulon : de la rue Pierre Sémard à la Rue des Arts, un montage public-privé pour faire le pari de la reconquête des rez-de-chaussée

Mai 2017 : la « Rue des Arts » est inaugurée, et de mémoire de toulonnais, on n’avait pas connu une telle affluence dans le centre ancien depuis bien longtemps ! L’histoire commence au début des années 90, à la mise en œuvre par la collectivité, via la SEM V.A.D. (Var Aménagement Développement), d’une stratégie de maîtrise foncière des immeubles de la Rue Pierre Sémard au travers de préemptions systématiques sans projet précis à l’horizon.
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Une alliance inédite entre startup, commerçants, citoyens, et acteurs publics pour les rez-de-chaussée parisiens

Demain la Ville est parti à la rencontre de Nadia Tiourtite et Xavier Moisant, co-fondateurs de Cmarue, développeur d’une plateforme permettant de recueillir les attentes des habitants pour la commercialisation des pieds d’immeuble de leur quartier.

L’initiative est expérimentée dans le 19ème arrondissement avec l’aide des bailleurs, de la SEMAEST et de la ville de Paris. Quand les rez-de-chaussée deviennent l’objet d’une alliance inédite entre une startup, des commerçants, citoyens, et acteurs publics… et interrogent la place des datas les méthodes de programmation de la ville.

Affaire à suivre…

Les 10e et 18e arrondissements de Paris montrent de l’intérêt pour Cmarue. Dans notre plan de test, nous avons deux cibles à venir : les nouveaux quartiers sortis de terre, où la vie riveraine peut être co-construite en amont, et les centres-villes de villes moyennes, qui souffrent le plus de la désertification des commerces.

Retrouvez l’intégralité de l’article sur Demain la Ville.

 

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